
Pour la première fois en France, Mavado était en concert hier soir au Cabaret Sauvage. Certains qualifiaient déjà ce concert comme l’évènement dancehall de l’année. Même s’il est vrai que le show et l’ambiance furent à la hauteur, au moins au début, beaucoup admettent être restés sur leur faim. Voyons ça un peu plus en détail (en images et en vidéos surtout !).
Dès l’arrivée on nous annonce que le concert est complet finalement, et qu’aucunes entrées ne seront vendues sur place. Ce qui est déjà un bon signe.
Le warm up est assuré par le crew Party Time. Je vous recommande d’aller faire un tour sur leur site http://www.partytime.fr car leur playlist permet de se tenir à jour. Bref, Party Time s’occupait donc de chauffer la salle. Bizarrement on nous balance du reggae. Donc c’est sympa, mais quand les gens viennent pour du dancehall, le choix peut paraître étrange. Le public s’enflamme lorsque les news comers sont joués comme Demarco et Serani. Après 30 minutes environ, ils laissent la place au premier artiste.
Saïk, fait son entrée. Et on peut dire qu’en première partie on aurait pu tomber sur bien pire ! Apparemment pressé par le temps, Saïk enchaîne tous ses tubes, avec très peu d’interruptions. Oblijé Nou Bun, Rich é Pov’, An Bay Soley, L’école. Il se paie même le luxe de faire venir Young Chanc Mc le temps d’un featuring très hip-hop. Le final se fait au son des remix jump up de ses meilleurs morceaux comme OK ou Tchimbé Nou. On aurait aimé que ça dure plus longtemps.
Lyricson prend la relève. Cet artiste d’origine guinéenne, nous apprend qu’il vit en France. Même s’il a tendance à beaucoup crier dans le micro, son flow est vraiment à la hauteur des jamaïcains, très dancehall. Il assure le show, enflamme le public (encore mieux que son prédécesseur), et semble lui aussi pressé par le temps. Après avoir chanté les tubes de son album Keep The Faith comme Nah Fear ou Love and Care,il s’éclipse donc au bout de 20 minutes. On aurait aussi aimé que ça dure plus longtemps.
Party Time reprend les platines, pour nous faire patienter et se décide enfin à jouer un peu de dancehall. Elephant Man, Demarco à nouveau, Bounty Killer et Serani notamment. Il est 21h et on ne s’ennuie pas vraiment même si on commence à être impatients. Après quelques « bad twunes », 21h30, Mavado entre enfin sur scène.
Et on commence avec Top Shotta Nah Miss. Quelle euphorie ! L’assistance prend littéralement feu. Les tubes s’enchaînent et l’artiste parle peu au public. C’est d’abord le premier album qui est à l’honneur, Amazing Grace, Touch The Road, Weh Dem A Do, Real McKoy With A Full Clip cités un peu dans le désordre. Ah si quand même au bout de 6 chansons, il reprend son souffle et prend le temps de nous parler. Son acolyte semble lui dire qu’il est temps de balancer quelques bigs up français pour mettre le public dans sa poche. C’est alors que sortent les noms Guadeloupe, Martinique, Guyane, Sainte Lucie, ce qui a au moins le mérite de faire crier la foule. Mavado ne lâchera plus la Guadeloupe pendant toute la durée du show, puisqu’il a dû le placer au moins une dizaine de fois dans ses chansons.
Malgré tout ça, le DJ passe son temps à pull up les sons chaque fois qu’ils deviennent intéressants, ce qui gâche un peu le plaisir. Arrive enfin la plus grosses tuerie actuelle de Mavado : On The Rock. Et là c’est l’apogée, le public chante par coeur le refrain du tube, et Mavado lui-même se plaît à le laisser chanter. Parfaite alchimie entre le public et l’artiste. On en a des frissons. Et là surprise, Mavado se retire de scène. Heureusement c’est pour mieux revenir. Et réentamer le tube depuis les coulisses en resurgissant sur scène quelques minutes plus tard. Il précise qu’il n’est pas encore le moment pour lui de partir. Ça sent déjà la fin après moins d’une heure de show ? On a droit à quelques autres gros tubes du nouvel album. On en arrive à So Special, qui une nouvelle fois fais l’unanimité. Et là… stupeur, Mavado se retire, mais cette fois-ci pour de bon. Le public ne comprends pas trop. Le DJ laisse tourner un son de Mavado sur les platines, et se retire à son tour. Puis le chauffeur du Party Time Crew revient et nous explique que le show se termine plus tôt que prévu, pour une raison obscure, mais que Mavado ne revient pas. Tout d’abord le public croit à une blague et semble attendre un retour du Gully God. Il n’en sera rien. Un peu déçu, il restait encore d’autres tubes à jouer comme Me and My Dogs, Overcome ou Sadness. Nan vraiment, 1 heure de show c’est trop court. Et partir aussi brutalement au moment où c’est le plus fort, on trouve ça peu respectueux envers le public.
Donc évènement dancehall, oui. Meilleure performance dancehall de l’année ? Sûrement pas, on en attend plus de Beenie Man cet été.
Dans la suite, les photos (un peu floues) et les vidéos.
Fiche artiste : Mavado
Lyricson
Mavado – On The Rock
Mavado – So Special











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